Quand tu m'as annoncé que tu étais admise à VHB, j'étais heureuse pour Toi, qui voulait tant y aller. Mais un sentiment de tristesse m'a rapidement envahie, quand j'ai réalisé que tu ne serais plus auprès de Moi l'année prochaine. Et que nous ne nous reverrions que très rarement. Nom d'un chien si tu savais combien j'en ai pleuré cet été, pourtant inoubliable. C'était foutument simple. Tu partais. Je restais. Et puis la rentrée est arrivée. J'étais seule. Seule et abandonnée par une des personnes que j'aime le plus. Je ne sais plus si je t'ai avoué combien ton absence m'a pesé. Ne plus t'avoir à mes côtés, c'était réellement dur. Je ne crois pas l'avoir dit à qui que ce soit. Même maintenant quand je pense à Toi*, je pleure. Je crois que tu ne te rends pas compte de l'importance que tu avais à mes yeux. Personne ne s'en rendait compte. Et puis j'ai enfin pu les* retrouver. Chaque vendredis. Attendus avec impatience. Jour après jour. Heure après heure. Ils m'ont aidée sans s'en rendre compte. Ils me sont maintenant devenus indispensables. Ils ont comblés le vide que tu avais créé en moi. Tout comme Chloé m'a soutenue. Ne pas pouvoir les voir, ne serait-ce qu'un vendredi, me rend plus fragile que jamais. Moi qui ne le suis pourtant pas vraiment. J'en serais arrivée aux extrêmes . . . Et personne ne l'aurait jamais su. Comme toujours.
Je me demande souvent si quelqu'un me comprend suffisamment pour mesurer ce besoin que j'ai d'être entourée des gens pour lesquels je sais compter. Ce besoin d'être choyée et qu'on s'occupe de moi. Un peu comme une poupée en porcelaine qui demande beaucoup d'attention et de soin.
J'ai simplement envie que quelqu'un m'attende quelque part. C'est pas compliqué, merde. * Et personne ne m'attends.
Tu sais Adèle, je vais tout faire pour te rejoindre l'année prochaine. Pour pouvoir t'avoir près de Moi. Je ne te l'ai jamais dit, mais tu étais tout pour moi. Tu étais un second moi. Quand je te voyais, je me voyais. Tu me complétait. Adèle et Caroline. Caroline et Adèle.
C'était aussi simple que ça.
