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Faire semblant d'ignorer qu'à l'intérieur de lui-même il y avait un enfer. Parce qu'il était né ainsi, avec ce besoin d'auto destruction et de se haïr, de se tourner lui-même en dérision. Peut-être d'ailleurs que je ne l'aurais pas aimé, s'il avait été autre, je suis moi-même pas mal compliquée. . .Seulement j'ai vu. Je savais.*

Faire semblant d'ignorer qu'à l'intérieur de lui-même il y avait un enfer. Parce qu'il était né ainsi, avec ce besoin d'auto destruction et de se haïr, de se tourner lui-même en dérision. Peut-être d'ailleurs que je ne l'aurais pas aimé, s'il avait été autre, je suis moi-même pas mal compliquée. . .Seulement j'ai vu. Je savais.*


Tu sais Adèle, je n'aime pas beaucoup de gens. Je peux les apprécier, les supporter au mieux. Mais Toi, Toi je ne t'aime même pas. C'est différent. Je t'adore. Tu es une des rares personnes en qui j'ai confiance, réellement confiance. Chloé* et Toi êtes au même statut. A la différence que toi tu as conquis mon coeur en une année. Année où tu les* as remplacés sans que je le sache. Eux qui me manquaient tant mais que je n'osais pas revoir. Tu m'as apporté du bonheur tout au long de cette formidable année, la meilleure que j'ai sans doute passée depuis mon entrée au collège. Je n'ai jamais vraiment osé te le dire, sans doute par timidité, sûrement à cause d' A.S. Je t'ai tout dit, tout. Tu me connais certainement mieux que n'importe qui, hormis Chloé, qui en sait autant que Toi ; forcément après 12 ans. L'année dernière je ne sais plus qui m'a fait cette remarque « Quand on cherche Adèle, il suffit de te trouver. Et quand on te cherche il suffit de trouver Adèle. » Tu sais, je pense que c'était vrai. Tu es, avec Chloé, la seule que j'ose prendre dans mes bras quand je suis heureuse de te retrouver. Et la seule à qui je trouve des surnoms d'amour stupides. « Je t'aime mon petit pâté en croûte. Ma petite pomme d'amour toute ridée. » Et puis tu es la seule à aimer les années 80 avec Moi ! Et puis aussi les Beatles*. Qu'on écoutaient et réécoutaient dans le bus, en attendant d'arriver en Allemagne. Même maintenant, Adèle, quand je les écoutent je pense toujours à Toi. Pareil quand j'écoute les chansons d'HSM. Ca me rappelle les cours d'allemand de Mr Patissou, pendant lesquels on chantait, et on songeait à monter une chorale. Je ne sais pas si tu t'en souviens. J'aime à penser que oui.
Quand tu m'as annoncé que tu étais admise à VHB, j'étais heureuse pour Toi, qui voulait tant y aller. Mais un sentiment de tristesse m'a rapidement envahie, quand j'ai réalisé que tu ne serais plus auprès de Moi l'année prochaine. Et que nous ne nous reverrions que très rarement. Nom d'un chien si tu savais combien j'en ai pleuré cet été, pourtant inoubliable. C'était foutument simple. Tu partais. Je restais. Et puis la rentrée est arrivée. J'étais seule. Seule et abandonnée par une des personnes que j'aime le plus. Je ne sais plus si je t'ai avoué combien ton absence m'a pesé. Ne plus t'avoir à mes côtés, c'était réellement dur. Je ne crois pas l'avoir dit à qui que ce soit. Même maintenant quand je pense à Toi*, je pleure. Je crois que tu ne te rends pas compte de l'importance que tu avais à mes yeux. Personne ne s'en rendait compte. Et puis j'ai enfin pu les* retrouver. Chaque vendredis. Attendus avec impatience. Jour après jour. Heure après heure. Ils m'ont aidée sans s'en rendre compte. Ils me sont maintenant devenus indispensables. Ils ont comblés le vide que tu avais créé en moi. Tout comme Chloé m'a soutenue. Ne pas pouvoir les voir, ne serait-ce qu'un vendredi, me rend plus fragile que jamais. Moi qui ne le suis pourtant pas vraiment. J'en serais arrivée aux extrêmes . . . Et personne ne l'aurait jamais su. Comme toujours.
Je me demande souvent si quelqu'un me comprend suffisamment pour mesurer ce besoin que j'ai d'être entourée des gens pour lesquels je sais compter. Ce besoin d'être choyée et qu'on s'occupe de moi. Un peu comme une poupée en porcelaine qui demande beaucoup d'attention et de soin.
J'ai simplement envie que quelqu'un m'attende quelque part. C'est pas compliqué, merde. * Et personne ne m'attends.
Tu sais Adèle, je vais tout faire pour te rejoindre l'année prochaine. Pour pouvoir t'avoir près de Moi. Je ne te l'ai jamais dit, mais tu étais tout pour moi. Tu étais un second moi. Quand je te voyais, je me voyais. Tu me complétait. Adèle et Caroline. Caroline et Adèle.
C'était aussi simple que ça.

# Posté le samedi 15 mars 2008 16:00

Modifié le dimanche 16 mars 2008 08:31

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